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GROUPES DE TRAVAIL POTAGERS TRANSPLANTES
GROUPES DE TRAVAIL POTAGERS TRANSPLANTES

La prochaine réunion du groupe de travail sur la création d'un module de formation dans le cadre de la préparation au BAFA et au BAFD sur la mise en place de "potagers transportés" (GTI 9 du PNA) aura lieu le 22 novembre à 14h en salle 708 à la DGAL.

Christophe HEBERT est le référent sur ce dossier

 

Agenda des réunions du groupe de travail

La dernière réunion a eu lieu le 8 septembre 2011 à 14h

 

 




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GROUPE DE TRAVAIL CNA MANDAT GESTION DE LA COMMUNICATION DES CRISES ALIMENTAIRES

AGORES participe en tant que membre titulaire au Conseil National de l'Alimentation. Sur ce mandat dont l'objectif est le suivant :

"Afin d'aboutir à la formulation de recommandations objectives à destination des consommateurs, des pouvoirs publics et des acteurs de la filière biologique sur les perspectives de ce mode de production, le groupe de travail dressera, en s'appuyant sur les données statistiques et les travaux existants, un état des lieux de la filière des produits issus du mode de production biologique"

 

C'est Christophe HEBERT Président d'AGORES et membre titulaire du CNA et sa suppléante au CNA Anne-guylaine PERILLON Vice-présidente AGORES qui assurent le suivi de ce groupe de travail.

Ils sont suppléés par René SCHALLER Administrateur AGORES qui assure la représentativité de AGORES dans le groupe de travail.

CNA
CNA


                                              

 

 

 

Prévention de l'impact des crises alimentaires dans la société civile :

construire une communication fiable sur l'alimentation

 

 

Mandat du groupe de travail

adopté le 15 septembre 2011

 

 

Contexte

 

L'impact des crises alimentaires dans la société civile et leurs conséquences socio-économiques, notamment du fait de la déstabilisation de filières ou de secteurs de l'agroalimentaire, semblent parfois davantage liés à la perception que les relais d'opinion et les consommateurs ont du risque[1] qu'à la réalité de ce risque tel que l'appréhendent les experts et les gestionnaires.

 

En écho aux grandes crises sanitaires (ESB, dioxine, mélamine, huile minérale...), les reportages, articles de presse et ouvrages qui dénoncent, parfois sans nuances, les méthodes de production modernes, se multiplient, générant chez les consommateurs des doutes diffus - qui font le lit de futures crises de confiance.

 

La plupart des consommateurs a désormais une idée lointaine des méthodes et conditions de production agroalimentaires, alors que les filières et les produits n'ont cessé de se moderniser et de se diversifier. Cette évolution favorise et amplifie les crises[2].

 

Par ailleurs, l'année 2010 pourrait avoir marqué un virage dans la crédibilité que l'opinion publique accorde à l'indépendance de l'expertise scientifique et à la crédibilité des agences d'évaluation. Une perte de confiance dans le système d'évaluation des risques constituerait un élément supplémentaire amplificateur de crises.

 

Dans ce contexte, les enjeux collectifs de communication sont multiples : se proposer des méthodes pour réagir de façon adaptée lors de la survenue de crises, notamment pour répondre aux mieux au besoin d'information du public ; partager et diffuser une connaissance objective sur les réalités et les enjeux de l'alimentation moderne ; débattre collectivement des impacts potentiels... 

 

Saisi par M. Dominique Bussereau, Ministre de l'agriculture et de la pêche, lors de la crise mondiale de l'influenza aviaire, d'une demande d'avis visant à rendre la communication collective plus opérante, le CNA a rendu en juin 2006 l'avis n°57 « Prévenir les impacts des crises sanitaires en améliorant la communication sur les risques ». Le CNA y considérait que « la communication sur les risques [doit être basée sur] un échange interactif [...] entre les consommateurs, les entreprises du secteur alimentaire et du secteur de l'alimentation animale, les milieux universitaires et les autres parties intéressées. Il concerne notamment l'explication des résultats de l'évaluation du risque et les fondements des décisions prises en matière de gestion des risques ».

 

Partant du constat que « la confiance se gagne par des actions et une communication continue sur les résultats qu'elles produisent » et que « limiter l'impact des crises n'est possible qu'à la condition d'avoir construit la crédibilité et la confiance par temps calme », le CNA proposait de construire une communication en dehors des périodes de crises.

 

Fin 2008, M. Michel Barnier, Ministre de l'agriculture et de la pêche, a écrit au Président du CNA pour lui demander de mettre en place un groupe permanent spécifiquement chargé de travailler sur la prévention des crises et la communication sur les risques.

 

Enfin, en 2010, la Loi de Modernisation de l'agriculture et de la pêche a instauré une politique nationale de l'alimentation, mise en œuvre via le Programme national pour l'alimentation (PNA) ; celui-ci identifie, notamment, la nécessité d'« améliorer la connaissance et l'information sur l'alimentation » (axe 3).

 

 

Objectifs

 

L'objectif principal du groupe de travail est de rechercher par temps calme des solutions concertées afin que le traitement médiatique des événements constitutifs d'une crise leur soit justement corrélé et proportionné.

 

Ce groupe s'efforcera également d'identifier les besoins en termes d'information et de communication, hors contexte de crise, pour contribuer à restaurer un climat de confiance entre les consommateurs et leur alimentation. Communique-t-on sur les risques ou sur la qualité de l'alimentation[3] ?

 

Pour ce faire, le groupe de travail conduira les actions suivantes.

 

-         (1) Il tirera les enseignements des crises et alertes récentes en termes de communication, y compris lors de la sortie de crise, et proposera des orientations susceptibles de modérer les impacts négatifs excessifs des futures crises. Pour ce faire, il s'appuiera notamment sur des situations vécues en France ou dans d'autres Etats membres de l'Union européenne, sur l'analyse des mécanismes de formation et d'évolution des crises dans le domaine alimentaire, ainsi que sur l'analyse des liens entre les risques réels, les risques perçus et les conséquences socio-économiques.

 

-         (2) Il analysera la façon dont les sujets alimentaires sont traités dans les médias et les ouvrages destinés au grand public. 

 

-         (3) Il identifiera les attentes exprimées et implicites des différentes parties prenantes (consommateurs, producteurs, industriels, artisans, commerçants, distributeurs, pouvoirs publics, médias...) en termes d'information, de communication et d'échanges dans le domaine de l'alimentation, y compris sur les modalités d'évaluation du risque, sur les risques évalués par les agences d'expertise, sur les aspects éthiques et environnementaux... 

 

-         (4) Il s'efforcera d'identifier des modalités de communication et d'interactions adaptées pour une perception juste des messages en fonction des publics. Il identifiera les sources de contenu possibles, ainsi que les vecteurs de communication les plus adaptés en fonction des objectifs poursuivis.

 

-         (5) Le groupe pourra proposer des actions à mener par le CNA lui-même ou par ses membres pour participer à la construction et à la diffusion d'une information objective sur l'alimentation et les risques alimentaires. Il participera en tant que de besoin à leur mise en œuvre. Ces modalités, validées par les membres réunis en séance plénière, pourront notamment comporter :[4] 

i.              l'organisation de séances de travail associant des experts choisis en fonction des thèmes retenus, permettant de croiser les approches et de partager les réflexions entre les différents acteurs impliqués dans la gestion et l'analyse des crises alimentaires ;   

ii.             l'organisation de séminaires rassemblant toutes les parties concernées[5], visant à présenter l'état des connaissances sur un sujet donné et à sensibiliser les acteurs aux enjeux sanitaires, économiques, environnementaux et sociétaux de l'alimentation ; ces rencontres auraient vocation à toucher un large public[6], directement et par la valorisation des actes ;

iii.           l'élaboration de notes de réflexion et de synthèse, largement diffusées. 

 

-         (6) Plus généralement, le groupe de travail fera toute proposition susceptible de répondre aux objectifs et enjeux entrant dans le cadre du présent mandat.

 

 

Méthode de travail

 

Le groupe de travail sera présidé par M. Loïc GOUËLLO, Mme Françoise GORGA [et M/Mme ….....… ] en étant le(s) rapporteur(s).

 

Le président du groupe de travail présentera son programme de travail et rendra compte régulièrement des travaux en séance plénière du CNA.

 

Dans les limites compatibles avec son bon fonctionnement, le groupe de travail comprendra les membres du CNA qui le souhaitent, ou leurs représentants, ainsi que toute personne dont la participation semblera utile au président et au rapporteur.

 

Le groupe rassemblera les études et recherches existantes relatives à la communication sur les risques les plus pertinentes eu égard à son mandat[7], ainsi que les principaux outils disponibles conçus pour promouvoir la sécurité et les bonnes pratiques.

 

Les travaux intégreront les apports des sciences humaines et sociales et des professionnels de la communication.

 

Les invitations et ordres du jour des réunions seront établis par le président du groupe en relation avec le secrétariat du Conseil.

 

 

Calendrier de travail

 

Le groupe de travail fera un rapport intermédiaire de ses travaux lors de la séance plénière du CNA mi-2012.

 

Il présentera un rapport assorti d'un plan d'action au plus tard en décembre 2013.



[1]    Tous les risques sont concernés, sanitaires, environnementaux...

[2]    CNA,  avis n°57

[3]     Sans préjudice des pré-requis indispensables à la confiance en matière sanitaire, que le groupe pourra être amené à aborder, tels que l'indépendance et la qualité de l'expertise, les interrogations scientifiques, la question des contrôles et sanctions, des systèmes de vigilance opérationnels…

[4]     Ces actions menées en propre par le CNA s'inscriront bien hors périodes de crise ou d'alerte, le CNA n'ayant pas vocation à communiquer en période de crise.

[5]     Associations de consommateurs, producteurs, industriels, distributeurs, artisanat alimentaire, commerce alimentaire de proximité, pouvoirs publics, agences d'expertise, médias, scientifiques, etc.

[6]     Associations, experts, personnalités de la société civile, médias participant à l'information du grand public, etc.

[7]      Exemple : FOODRISC, projet de recherche européen en cours (http://www.foodrisc.org/)

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